série de livres illustrant la documentation structurée

Normes et formats graphiques 2D

De même que pour les informations textuelles, il est nécessaire de disposer de formats largement répandus pour traiter les illustrations afin de permettre la diffusion et le partage des fichiers.

Cependant, seul le recours à une norme permet de garantir la pérennité des illustrations réalisées et d'assurer de pouvoir les relire de nombreuses années après leur réalisation.

Une illustration en deux dimensions pourra être stockée sous forme d'un ensemble de points, appelée illustration matricielle, ou bien sous forme de descriptions géométriques constituant une illustration vectorielle.

Illustration matricielle

Ce mode de représentation est adapté aux photographies ainsi qu'aux documents numérisés à partir d'une source dessinée sur papier. Il est aussi, et plus fréquemment, dénommé "raster" ou "bitmap".

Son principal inconvénient est qu'il ne permet pas de manipuler aisément un dessin. Ainsi, un trait devra être effacé puis retracé pour changer légèrement son inclinaison par exemple.

Par ailleurs, une illustration matricielle ne peut pas être agrandie significativement par rapport à sa taille d'origine. Notons cependant que des logiciels permettent de légers agrandissements en interpolant l'image.

De nombreux formats sont utilisés, certains étant propriété de compagnies privées bien que largement diffusés. On peut citer parmi les formats populaires le JPEG pour les photographies ou le TIFF pour les dessins.

Illustration vectorielle

La représentation vectorielle d'une illustration permet de la décrire grâce à des formes géométriques simples, dont on précise les caractéristiques de dimension et de positionnement.

L'édition d'un dessin est alors aisée, la transformation d'un élément correspondant à la simple modification de ses propriétés. Par exemple, dans une interface graphique, le déplacement de l'extrémité d'un trait permet de faire varier sa taille ou son inclinaison.

L'exploitation de l'image est aussi grandement facilitée, car réduction et agrandissement s'obtiennent par changement du facteur d'échelle, sans aucune perte de qualité.

Outre les formats vectoriels propriétaires spécifiques à un logiciel, on peut mentionner les formats indépendants CGM et SVG.

CGM

Le format CGM, ou Computer Graphics Metafile, est normalisé par l'ISO ce qui lui confère pérennité et stabilité. Il est ainsi usuellement utilisé pour les illustrations techniques en deux dimensions.

Sa particularité est de décrire l'illustration sous forme d'un fichier textuel. Il est en conséquence possible, théoriquement, de créer une illustration à l'aide d'un simple éditeur de texte. En pratique, cela permet surtout de garantir la portabilité entre différents systèmes d'exploitation et logiciels.

Ce fichier texte peut être compilé pour obtenir un fichier binaire permettant une exploitation optimisée.

SVG

Le format SVG, acronyme de la dénomination anglaise Scalable Vector Graphics, est un format libre développé pour l'exploitation d'illustrations dans un navigateur Web.

Les illustrations SVG sont décrites en XML, bénéficiant ainsi de la souplesse et de la portabilité de ce format. SVG est un bon exemple de l'utilisation d'XML pour la représentation de données non textuelles.

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