série de livres illustrant la documentation structurée

SGML

Les premiers travaux sur SGML ont été effectués il y a quarante ans, à une époque où aucune norme ni standard ne garantissait de pouvoir exploiter un document dans un environnement matériel et logiciel autre que celui dans lequel il avait été créé.

Pérennité et portabilité

L'objectif principal de ses créateurs était donc de permettre la constitution de fonds documentaires pérennes et interopérables pouvant être exploités sur tous les systèmes d'exploitation, indépendamment des fournisseurs de matériel et de logiciel.

Une particularité notable des documents SGML est leur lisibilité. En effet, excluant tout codage binaire et pouvant n'utiliser qu'un jeu de caractères minimal ("ASCII 7 bits") quelle que soit leur langue, les documents SGML peuvent être créés dans un simple éditeur de texte.

Ce langage de description de documents est normalisé depuis 1986 (ISO 8879:1986), ce qui garantit sa pérennité contrairement aux standards de fait dépendant des évolutions technico-commerciales imposées par les éditeurs de logiciels.

On remarquera que si l'acronyme du projet GML ayant servi de base à l'élaboration de SGML est officiellement Generalized Markup Language, il correspond aussi aux initiales de ses fondateurs, Charles Goldfarb, Edward Mosher et Raymond Lorie.

Description de documents structurés

Une caractéristique essentielle des documents SGML est de devoir être conformes à une structure, appelée DTD, abréviation de l'expression anglaise Document Type Definition. À chaque domaine d'application seront associées une ou plusieurs structures per­met­tant d'exprimer ses particularités.

Un document ainsi construit est enrichi par une sémantique qui peut permettre de l'exploiter de façon intelligente, par exemple en établissant des liens automatiques entre documents structurés ou en produisant à la volée le document répondant à la demande de l'utilisateur à partir d'un document générique.

Une autre caractéristique notable de SGML est la séparation du fond et de la forme, qui rend possible la publication de fonds docu­men­taires sous différents médias.

SGML et industrie

La nécessité de garantir l'accès à la documentation sur une très longue durée, ainsi que le besoin d'indépendance par rapport aux formats propriétaires, a conduit les organismes de certification aéronautiques à rendre obligatoire la production de documentation conforme à la norme SGML et répondant à une structure définie.

Ces mêmes qualités ont conduit des industriels d'autres secteurs à adopter cette norme et les technologies associées pour réaliser leurs documentations de maintenance même sans y être régle­men­tairement contraints.

Une norme puissante

L'universalité de SGML s'accompagne aussi d'une relative complexité. Certaines de ses caractéristiques sont délicates à implémenter, comme les balises optionnelles dont l'existence est justifiée par la volonté de faciliter le travail des opérateurs de saisie qui ne disposaient alors pas d'éditeur élaboré.

Par ailleurs, l'apparition du standard Unicode basé sur la norme UCS (Universal Character Set) rend moins indispensables les fonctionnalités de SGML liées à l'utilisation et à la portabilité de tout jeu de caractères.

Ces difficultés d'utilisation ont conduit à l'élaboration du format XML qui gagne en souplesse ce qu'il perd en rigueur.

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